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BAPTEMES et débaptisation

Depuis quelques années, un nombre croissant de demande de "débatptisation" arrivent auprès des diocèses. Ce sont en effet ces instances qui détiennent et conservent les archives des actes religieux.


Peu de demandeurs se soucient de comprendre la position de l'Eglise à ce sujet.
En voici le principe et l'esprit.


Dans la nuit pascale, selon la tradition de l’Eglise, on baptise les adultes (catéchumènes) qui se sont préparés à ce sacrement d’entrée dans la communauté catholique. Ce sacrement scelle leur alliance avec Dieu. En 2009, en France, ce sont 2931 adultes qui ont reçu le baptême.

Les catéchumènes se sont  engagés sur un chemin de liberté, découvrant une "altérité" qui fonde leur foi, découvrant un choix qui les rend responsables de leur nouvelle relation.

Entrer dans la "famille chrétienne" est un libre engagement. L'expérience initiatique se prépare sur deux années, le temps d’expérimenter concrètement cette nouvelle appartenance à la longue filiation qu'est l'Eglise depuis Jésus Christ.

Dans ce sacrement de Baptême, Dieu lui-même s’engage. Et sa parole est fidèle, donc irrévocable. C’est pourquoi le Baptême est divinement irrévocable. On peut renier son père, mais on reste - génétiquement ou spirituellement - enfant de ce père !

De ce fait, la "débaptisation" n’est pas possible, mais chaque baptisé peut renier son engagement. Cet "abandon unilatéral" est alors consigné en marge sur le registre de son acte de baptême.

On peut obtenir une copie de l'acte de son baptême avec la mention marginale datée qui stipule le reniement. Dès lors, le renégat n'est plus autorisé à bénéficier des "sacrements" et n'aura pas "droit" à une célébration religieuse (mariage, enterrement...) 

Toutefois, la communauté chrétienne peut organiser une "prière" (célébration libre, donc non rituelle), à la demande de la famille, soit pour accompgner un nouveau couple, soit pour l'adieu à un défunt ... Cette prière sera généralement assurée par des laïcs dûment formés. Il s'agit alors d'une prière fraternelle et non d'un "sacrement"...
Ceci n'est pas "un droit", mais  une manière de répondre à une éventuelle demande de la famille. C'est à négocier, avec tact et retenu, dans un dialogue entre famille et responsables de la paroisse catholique.

Jean Bisson – 15 04 2009
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M
<br /> <br /> Jeb, je dois répondre à votre qualificatif d'agnostique car ce n'est pas la vérité. Après avoir découvert la foi chrétienne en dehors de l'église catholique, j'ai découvert qui est véritablement<br /> le Seigneur Jésus-Christ. Cela m'a amenée à lire toute la bible, plusieurs fois. Néanmoins, je n'ai jamais demandé à cette instituation de me débaptiser car ce baptême d'un bébé n'a aucune<br /> valeur au yeux de Dieu (je l'avais été bébé). Ces hommes religieux, qui disent, mais ne font pas,  ne m'ont pas amenés à le connaître personnelement et à avoir une relation<br /> vivante  incessante avec Lui, ni fait connaître le vrai baptême et le véritable enseignement du Christ, ainsi que son oeuvre expiatrice et rédemptrice. Je me suis fait réellement baptiser<br /> adulte, mais pas dans cette fausse religion qui est une intitution religieuse apostate elle-même. Qu'elle considère les débaptisés comme apostats est de l'arrogance et de la méconnaissance du<br /> vrai Dieu, Jésus-Christ.<br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> La dé-baptisation est le libre-arbitre d'un être humain de couper des liens avec une instituation religieuse catholique. Mais cela demande un réengagement personnel avec le Seigneur<br /> Jésus-Christ ; engagement qui consiste à se reconnaître incapable soi-même de se sauver et donc d'avoir besoin de croire en son sacrifice à la croix pour pouvoir être appelé enfant de Dieu. Quand<br /> on a été un bébé baptisé, cela n'a aucune signification aux yeux de Dieu. Il faut faire le pas d'une volonté libre d'accepter Jésus-Christ comme son sauveur et son seigneur personnellement.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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J
<br /> <br /> Merci pour votre commentaire et l’intérêt que vous avez porté à ma brève sur la demande de « dé-baptisation ». J’y explique<br /> pourquoi l’Eglise, institution qui a enregistré un baptême (librement demandé par les parents…) ne peut procéder à une dé-baptisation sacramentelle mais peut noter, en marge de l’acte de baptême,<br /> sur le registre paroissial,  que l’intéressé(e)  a sollicité sa radiation. Par cet enregistrement la<br /> personne devient « apostate ».<br /> <br /> <br /> Quand on a été baptisé bébé, il est évident que l’appartenance à l’institution ecclésiale ne prend sa vraie dimension que lorsque,<br /> dûment instruit dans la religion catholique, le baptisé « confirme » sa foi… (c’est la cérémonie appelée « confirmation » qui se fait à l’adolescence.<br /> <br /> <br /> La majorité de ceux qui, à ma connaissance, sollicitent leur « dé-baptisation », le font parce qu’ils ont décidé de se mettre<br /> hors de l’Eglise, soit par agnostisme, soit par athéisme.<br /> <br /> <br /> Les athées sont ceux qui ne croient en aucun dieu ou divinité ; ils sont aussi parfois appelés « matérialistes », ne<br /> reconnaissant que la vie matérielle de tout individu.<br /> <br /> <br /> Les « agnostiques », dont, je pense à travers vos propos, vous faites partie, acceptent l’idée qu’une divinité ou<br /> « esprit »  puisse exister, mais refuse toute « religion », tout parcours initiatique proposée par une religion, et entendent<br /> cheminer vers Dieu directement, sans intermédiaire.<br /> <br /> <br /> Personnellement et du'n point de vue laïc, je ne juge personne car j’ai la conviction que l’homme doit être libre de ses<br /> choix.<br /> Jean<br /> Bisson<br /> <br /> <br />
J
tout d'abord bonjour à vous...car me voilà revenue bien que je vais avoir du mal a passer régulierement des que je le peux je viens vous lire...""Dans ce sacrement de Baptême, Dieu lui-même s’engage. Et sa parole est fidèle, donc irrévocable. C’est pourquoi le Baptême est – divinement irrévocable. On peut renier son père, mais on reste enfant de ce père ""vous allez certainement penser que je suis "casse pieds" mais si j'en crois ce qui est marqué..... comment l'église peut elle "excommunier"ex : la pauvre femme et sa fille plus l'équipe médicale qui avait été obligé de pratiquer un avortement , sinon la pauvre enfant serait morte en couches????jeannette
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J
<br /> <br /> Bonjour Jeannette !<br /> <br /> <br /> Mais vous avez bien raison de rapprocher l’affaire de l’Eglise brésilienne du principe théologique que j’ai évoqué concernant le baptême !<br /> <br /> <br /> L’Evêque du lieu me semble avoir confondu la référence théologique et la « pastorale », c’est-à-dire l’adaptation humaine au cas particulier.<br /> <br /> <br /> Lorsqu’il s’agit de rappeler un principe ou une règle fondamentale, le Pape et ses Evêques (comme tout baptisé – et c’est mon cas) peuvent évoquer cette base théologique. Mais son<br /> application au cas par cas appartient à un autre registre, celui de la relation personnelle et directe de chaque individu avec le Créateur (ou l’Energie créatrice). Au nom de la liberté et de la<br /> dignité de l’Homme.<br /> <br /> <br /> Bonne journée !<br /> Jean Bisson<br /> <br /> <br />