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VIOLENCE et Education

C’est, semble-t-il, parmi les derniers hochets de nos gouvernants : Police, portiques électroniques, caméras, fouilles, arrestations et interrogatoires-garde à vue d’enfants… 

On a supprimé les surveillants, on a réduit les éducateurs et divers enseignants, on met à pied un enseignant qui ose réprimander oralement un gamin mal élevé qui montre son sexe aux copains et copines… Ne croit-on pas rêver lorsque gamins et jeunes ados sont ainsi traités ?

Samedi dernier, un gosse de 8 ans a été conduit à la Gendarmerie de Courdimanche  en Val-d'Oise, accompagné de son père, il est vrai. Motif : s'être battu à l'école avec un camarade. Procédure logique et donc « normale » après la plainte déposée par la mère de l'enfant ayant reçu des coups ! 

Durant l’interrogatoire - qui aurait duré 20 minutes, mais avec les délais de route, beaucoup plus, l'écolier a reconnu s'être battu avec son camarade. Qui n’a jamais lancé une bourrade ou un cou de pied à son homologue d’école enfantine lui lance la première pierre … 

Déplorant la tournure prise par cet événement, le père de l'enfant auditionné  a déclaré avec bon sens : "C'est une histoire qui n'aurait même pas dû sortir de l'école. Elle aurait dû se régler entre adultes, au lieu de dramatiser à ce point".

Ne faudrait-il pas s’en prendre à ceux qui, pour réaliser des économies budgétaires, sont responsables du manque de surveillants, de personnels d’encadrement et d’accompagnement, bref de tous ceux qui ont un rôle majeur à jouer dans l’éducation et la formation ? 

Jean Bisson – 04 06 2009
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G
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