On a supprimé les surveillants, on a réduit les éducateurs et divers enseignants, on met à pied un enseignant qui ose réprimander oralement un gamin mal élevé qui montre son sexe aux copains et copines… Ne croit-on pas rêver lorsque gamins et jeunes ados sont ainsi traités ?
Samedi dernier, un gosse de 8 ans a été conduit à la Gendarmerie de Courdimanche en Val-d'Oise, accompagné de son père, il est vrai. Motif : s'être battu à l'école avec un camarade. Procédure logique et donc « normale » après la plainte déposée par la mère de l'enfant ayant reçu des coups !
Durant l’interrogatoire - qui aurait duré 20 minutes, mais avec les délais de route, beaucoup plus, l'écolier a reconnu s'être battu avec son camarade. Qui n’a jamais lancé une bourrade ou un cou de pied à son homologue d’école enfantine lui lance la première pierre …
Déplorant la tournure prise par cet événement, le père de l'enfant auditionné a déclaré avec bon sens : "C'est une histoire qui n'aurait même pas dû sortir de l'école. Elle aurait dû se régler entre adultes, au lieu de dramatiser à ce point".
Ne faudrait-il pas s’en prendre à ceux qui, pour réaliser des économies budgétaires, sont responsables du manque de surveillants, de personnels d’encadrement et d’accompagnement, bref de tous ceux qui ont un rôle majeur à jouer dans l’éducation et la formation ?