Les fragrances éveillent notre esprit, elles stimulent notre mémoire. Un monde sans odeurs serait terriblement triste et fort étriqué ! Les parfumeurs le savent, tout aussi bien que les œnologues. Commerçants et créateurs ne l’ignorent point. Qu’en est-il de l’exploitation commerciale de ce filon ?
La tendance actuelle, dans la structure marchande du libéralisme, est de "faire de l’argent ", de créer des revenus à partir d’une demande et de créer de nouvelles demandes, de nouveaux besoins… Tout cela à des prix de revient minima pour bénéficier de revenus maxima.
Alors parfums et aromates, exhausteurs de goûts, sont devenus la puissante alchimie de milliers de produits qu’on retrouve en nombre ahurissant dans ce que l’on mange, boit ou respire.
Des associations de consommateurs ont signalé la présence de substances toxiques, voire cancérigènes dans certains parfums d'ambiance. Allergies et irritations ont été constatées...
Des fabricants de désodorisants d'atmosphère, membres de l’ Afise ( Association française des industries de la détergence, de l'entretien et des produits d'hygiène industrielle) réfléchissent sur un programme de gestion responsable. Combien de temps prendra cette réflexion ? Ils visent à mettre en place un étiquetage lisible et clair de la composition de chacun des parfums d'atmosphère commercialisés dans les 27 pays de l'Union européenne.
Une directive européenne (la recommandation Reach) entrée en vigueur le 1er juin 2007, impose aux fabricants une évaluation des impacts des substances chimiques les plus employées. Mais tant reste à faire !
A chacun de nous d’être vigilant et de soutenir la qualité, le naturel ! Abuser s’avère rarement positif !
Jean Bisson - 22 06 2009