J’avais emporté en vacances, entre autres incontournables, mon appareil photo et mon téléphone portable.
Avec le premier, qui m’avait été offert pour mes 70 ans, j’ai pris environ sept mille clichés numériques, un quart pour des photos personnelles, trois quarts pour joindre à des inventaires d’Art sacré. Au second jour, après avoir capturé une quinzaine de photos dans le cimetière marin, voilà mon appareil en grève ! Batterie sans doute ? Je m’en veux de n’avoir pas vérifié cela. Mais au retour, la batterie s’avère chargée.
C’est bien une panne technique. Un appareil de 7 ans, pauvre monsieur, mais pour le réparer, il faudra l’envoyer au Japon… et la réparation vous coûtera sans doute aussi chère que l’achat d’un neuf dont vous pouvez disposer immédiatement !
Sans doute. Mais je ne suis pas décidé à cet achat non programmé ! Contrariété acceptée avec un sourire que rend amer le regret de tant de photos qui ne seront jamais prises !
Le lendemain, je n’oublie surtout pas de me munir de mon téléphone, pour la virée en Espagne où nous devons – Tony et moi - rejoindre nos sportives épouses. Elles marchent une semaine sur sentes et pentes de Collioures à Cadaquès. Nous savons qu’avec le groupe qui constitue leur amicale escorte, elles doivent déjeuner à Llansa, ce jour vers 14 heures.
J’attends. Portable en main, la liaison ne semble pas possible. Je saurai, plus tard, qu’il fallait, étant en Espagne, utiliser un «préfixe» … L’ émoi des retrouvailles n’était pas une excuse, je le confesse, pour abandonner mon portable (ouvert) sur le banc! A la fin du repas, je découvre ma coupable étourderie ! Contrariété évidente.
Après le déjeuner, ma femme trouve sur son appareil un appel émanant de mon téléphone : quelqu’un l’a appelée, mais n’a pas laissé de message. Tony, qui parle espagnol, laisse, à tout hasard, un message sur mon portable disparu. Le contact se fera le soir : une touriste française a trouvé mon portable. Elle le dépose à la réception de l’hôtel où elle loge ce soir et mon épouse pourra l’y récupérer dans trois jours, à son retour. Sacrée chance ! C’est tout de même heureux qu’il y ait des gens honnêtes et sympathiques. Il faut bien le dire !
Trois jours après, détour à l’hôtel indiqué. A la réception, on ne sait rien. Personne n’a jamais vu ou entendu parler de téléphone ! Contrariété compréhensible et surprise.
Pourquoi la touriste aurait-elle pris la peine de téléphoner 2 fois, de donner son nom, de préciser qu’elle arrêtait l’appareil et le remettait à la réception de l’hôtel ?
Comment ne pas penser que quelqu’un de l’hôtel ne se soit "interessé" à ce portable déposé-là ? La valeur de l’objet est dérisoire. Mais que c’est désagréable et affligeant de ne pas pouvoir faire confiance ! J’avais bien envie de citer nom et adresse de cet hôtel où il convient de ne pas laisser traîner quelque chose… Mais à quoi bon ? Qu’auriez-vous fait ?