Je commence aujourd’hui ma cure thermale annuelle, devenue, depuis prés de 15 ans, un incontournable rituel. Phlébologie oblige !
Pour la première fois, malgré une pré-inscription faite il y a plus de trois mois, avec arrhes dûment versées, je n’ai pas pu bénéficier du massage prescrit à l’heure pourtant bien planifiée par l’ordinateur lors des formalités d’entrée. On m’a proposé de revenir à 13 heures ! Ce que j’ai refusé.
Mais, la Caisse de Sécurité sociale paiera tout de même cette prestation non faite ! Comme mon insatisfaction avait été visible, pour me consoler, il m’a été dit : si vous n’étiez pas en «première classe», vous n’auriez qu’un massage tous les deux jours, soit les jours pairs, soi les impairs ! Faute de kinésithérapeutes. J’en suis resté muet. Et c’est pourquoi je confie mon étonnement aux lecteurs de mon blog.
Car enfin, là encore, ne serait-ce pas un scandale à dénoncer, si la Sécurité Sociale (c’est à dire nos impôts, les vôtres lecteurs, et les miens) remboursait à l’Etablissement Thermal des prestations non faites ? Faut-il demander une vérification de cette «affaire» ? Et à qui ? Affaire à suivre.
Rentré « chez moi », dans le petit pavillon de concierge qu’une famille locale me prête pour le temps de la cure, j’ouvre France Inter. L’émission, qui durera tout le temps de la préparation et du déroulement de mon repas, est consacrée au GOLF. Je n’ai rien contre. Même si je n’ai jamais été sportif, j’ai tout de même le droit d’avoir mes idées, y compris sur ce « sport » !
On veut prouver que le golf n’est pas (ou plus, ce qui est déjà reconnaître qu’il l’a été) un sport pour riches. La cotisation annuelle ne serait en effet que de 1600 euros par an, et le parcours d’une vingtaine d’euros seulement (Ce sont les chiffres que j’ai cru entendre.) Bon c’est déjà assez pour me faire réagir.
Louable le souhait d’en faire un sport éducatif pour que la jeunesse des banlieues apprenne les bonnes manières. Mais, dans les bonnes traditions de ces clubs, blue-jean et polo sont exclus. Il faut chemise à col et pantalon ad-hoc ! Leur coût ? Pas un mot.
Pas un mot sur le bilan écologique d’un terrain de golf. L’une des activités les plus polluantes. L’une des exigences qui gaspille le plus d’eau, alors que chacun sait que l’eau est la matière vitale qui demain fera défaut. L’eau est déjà l’enjeu de guerres. Cela s’aggravera bientôt.
J’ai étais tellement écœuré, que j’ai coupé France Inter avant la fin de l’émission. je suis allé prendre mon café sur la terrasse du pavillon.
Demain, pour manger tranquille, je me passerai un CD de musique classique. Au diable l’actualité. Ma cure se doublera d’un sevrage radiophonique.
(PS : Autre contre-temps : Je me suis aperçu, en arrivant hier soir, que le Cyber-point que je fréquentais depuis deux ans, était fermé ! Faillite, m’ont dit les voisins. C’était à 100 mètres… Il va falloir que j’explore ailleurs. Il y aura peut-être quelque incidence sur la régularité de mon blog… )
Jean Bisson – 31 07 2009