Le 28 mai 1941, ce prêtre fut arrêté par la Gestapo avec quatre confrères. Ils furent emprisonnés dans le Pawiak de Varsovie. A son arrivé au camp de concentration d'Oswiecim (Auschwitz) on attribua à Maximilien Kolbe le matricule 16670.
Fin juillet, un prisonnier parvint à s’évader de ce camp. Par représailles, douze détenus furent condamnés à mourir de faim et de soif dans un bunker souterrain. Parmi eux, François Gajowniczek se mit à crier « Ma femme et mes enfants ! » Aussitôt, Maximilien fit un pas en direction du chef du camp et demanda à mourir à la place du père de famille.
Enfermés dans le souterrain, ils y mourront l’un après l’autre. Après avoir assisté tous ses compagnons, le prêtre se retrouve le dernier survivant. Il décèdera le 14 août, achevé par une injection d’acide.
Passant par où Jésus était passé, il a osé le geste total : «Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. »
La reconnaissance de ce saint prêtre n’exclut pas de s’interroger sur la responsabilité les bourreaux, initiateurs idéologiques de la shoah, administrateurs des camps, décideurs des sanctions, exécutants insensibles d’ordres inhumains. Le pardon est une réponse bien difficile !
Notes à partir du site religieux « Notre Dame de la Paix »