Il y a 70 ans, le 1er septembre 1939, une guerre éclatait en Europe. Hitler et le nazisme allait gangrener l’Europe avant d’être mis en échec par une coalition alliant Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada, et des représentants de la France, les uns réfugiés avec de Gaulle à Londres, d’autres ayant pris pied en Afrique du Nord, d’autres enfin entrés en «résistance» dans de nombreux maquis sur le territoire métropolitain. Une guerre aussi dramatique en coût humain qu’en destruction matérielle. Des séquelles abominables et inoubliables, comme les camps d’extermination et la volonté d’extermination systématique de pans entiers de population au critère de leur origine ethnique, de leur religion, de leur sexualité, de leur opposition politique, ou même de leur handicap. Pour le nazisme, il s’agissait de supprimer toutes les «races inférieures » au seul profit de la race supérieure arienne.
Je n’avais alors que 7 ans et demi. Mais je me souviens de 1939, de 1940, des années d’occupation qui suivirent avec leur douloureux cortège de restrictions alimentaires et vestimentaires …
Qu’une Europe existe aujourd’hui, rassemblant en seul ensemble ces pays hier en conflit, révèle les progrès réalisés. Certes l’Europe a ses contraintes et des aspects hégémoniques qui limitent nos libertés nationales, mais n’est-ce pas le prix à payer pour assurer la paix et garantir une certaine représentativité de ce vieux continent vis à vis des réalités humaines et économiques colossales que sont USA, Chine et Inde ?
Essayons de consolider un monde respectueux des différences, un monde où l’argent soit au service de l’homme, et non le contraire ! Mais cette guerre est loin d’être gagnée.
Jean Bisson – 03 09 2009