Aux évêques brésiliens du nord-est, en visite ad limina, le 17 septembre dernier, le Pape a opposé le rôle des laïcs chrétiens qui doivent, y compris par l’engagement politique, soutenir une vision anthropologique chrétienne et la doctrine sociale de l’Eglise, et la fonction sacerdotale qui se doit de rester éloignée d’un engagement direct en politique afin de favoriser l’unité et la communion de tous les fidèles. Pour le Saint-Père, « Il est important d'éviter que la situation actuelle, où beaucoup d'entre vous sont contraints d'organiser la vie ecclésiale avec peu de prêtres, soit considéré comme normale ou typique de l'avenir ».
Et Benoît XVI de conclure, qu’en cette année sacerdotale mise sous l’intercession du Saint Curé d’Ars, les
évêques devraient prier pour que le Seigneur envoie des ouvriers pour la moisson, et que le clergé devait suivre l’exemple de ce modèle, « en particulier pour vivre le célibat comme une
exigence de don total de soi ».
Le modèle de Jean-Marie Viannet est-il celui qui convient dans le contexte d'aujourd'hui, et face aux questions posées par les techniques et les défis du
XXI° siècle ?
Il y a quelques jours, je lisais une lettre ouverte adressée au Pape, par un éminent prélat du Proche Orient (que j’ai eu le privilège de rencontrer, il y une vingtaine d’année, lors d’un voyage en Egypte). Un cri de détresse, un appel au secours adressé à Benoît XVI pour qu’il ouvre les yeux sur la réalité du monde d’aujourd’hui et sur l’état dramatique de l’Eglise.
Je ne peux que vous communiquer demain cette bouleversante lettre, en réponse à l’aveuglement stupéfiant de l’actuel successeur de St Pierre.
Jean Bisson – 21 09 2009