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SARKOZY et SDF : promesses, promesses

Dans un discours prononcé le 18 décembre 2006, il y a aujourd’hui 3 ans, le candidat à la Présidence, Nicolas Sarkozy, déclarait : "Je veux, si je suis élu Président de la République, que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n'est plus choqué quand quelqu'un n'a pas de toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s'en trouvera remis en cause."

Monsieur Sarkosy a été élu. Avec de telles promesses électorales, on comprend pourquoi bien des électeurs lui aient accordé leur suffrage !

Mais aujourd’hui, en ce troisième anniversaire des « promesses du Candidat-Président », alors que la vague hivernale vient de s’abattre sur la France, que le nombre des SD dormant dehors a sensiblement augmenté, on constate une tragique réalité : la misère des sans-emploi, des licenciés-pour-cause-économique continue à sévir, à se développer, à alimenter le nombre des SDF.

 
Le pouvoir n’avait – officiellement – rien promis aux Banquiers, mais ils ont bénéficié de milliards (dont une partie, il est vrai, a été déjà remboursée). L’argent, on en trouve donc quand on le veut. Mais pour les SDF, si peu de choses ont été faites !

Certains responsables répliqueront que des places restent disponibles dans des "Centres spécialisés" pour recueillir les SDF, mais qu’ils refusent d’aller. C’est vrai en partie; mais combien de ceux qui tiennent ce discours ont tenté de passer une seule nuit dans les conditions d’hébergement collectif qui est offert ? Il ne s’agit pas d’ouvrir une station de métro, ou un gymnase… Promiscuité, sanitaires de base, sécurité des affaires personnelles : rien n’est alors assuré pour garantir la simple dignité humaine.

Qui porte cette responsabilité? Quels plans d’intervention faut-il localement mettre en place? Qui devrait prévoir? Sur quel budget? Les questions sont multiples. Il faut y répondre. Des associations s’en préoccupent; il faut accueillir leurs suggestions et les aider à faire disparaître cette honte humanitaire, ce dévoiement de la solidarité.
Un élan, y compris sur la "blogosphère" peut-elle y contribuer? Je l’espère. Et vous?

Jean Bisson – 18 12 2009
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