SYMBOLE RELIGIEUX et LIBERTE
En octobre 2006, British Airways a contraint Nadia Eweida, 55 ans, à démissionner. Sa faute : refus d'ôter la petite croix suspendue à la chaîne de son cou ! Peter Hayn, ministre pour l'Irlande du Nord, a déclaré ne pas comprendre la décision de la Compagnie aérienne. Pour Inayat Bunglawala, porte-parole du Conseil musulman de Grande-Bretagne, « porter une croix n?est ni intimidateur ni offensif ». De nombreuses personnalités s'élèvent contre cette sanction tandis que de simples usagers ont renvoyé leur « carte de fidélité » à la Compagnie et que d?autres la boycottent. Le chef du parti « Respect », George Galloway, souhaite qu'on laisse les gens porter ce qu'ils veulent et s'habiller comme ils l'entendent.
JeB 31 01 2007
VIVRE ENSEMBLE
Début et conclusion d?un article de M. Mustapha CHERIF intitulé : La critique et le vivre ensemble. Article complet sur le site : http://mustaphacherif.com
L?année 2006, de par L'affaire des caricatures, puis le discours du Pape à Ratisbonne, a été marquée en Occident par l'étrange question : "peut-on critiquer l'Islam"? Ces crises ont révélé qu'on ne pouvait pas être indifférents à la problématique du rapport difficile entre la liberté d'opinion et le respect de l'autre. C'est une question qui exige une extrême prudence de par la difficulté même du sujet. Nous sommes comme dans une situation de non-savoir.
Appréhender ces crises comme l'expression du choc des civilisations est une marque d'irréflexion. La question du lien entre la liberté d'expression et les limites possibles est un problème qui se pose pour toute l'humanité. Nul n'a le monopole de l'attachement à la liberté. Même si, aujourd'hui, le monde musulman est perçu en difficulté par rapport à la modernité, pour l'Islam de toujours la liberté est aussi le fondement de l'existence. « Croit qui veut et refuse de croire qui veut », nous dit le Coran. Le Prophète de l'Islam, n'a jamais sévi contre des poètes satiriques qui le raillaient. (...)
(...) Comme disait Descartes : « La vertu consiste à ne jamais mépriser personne ». On attend des musulmans l'ouverture au monde et de nos amis occidentaux, nantis de tant de pouvoirs, une information qui assume ses responsabilités, pas simplement de s'arc-bouter sur le droit de la liberté d'expression comme absolu, coupé des exigences du vivre ensemble.
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