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POLICE au banc des accusés

"La police au banc des accusés"

Deux policiers ont été mis en examen dans l’affaire de Clichy-sous-Bois

JUSTICE. Un peu plus d’un an après le décès de Bouna Traoré et de Zyed Benna dans un transformateur électrique de Clichy-sous-Bois, un nouveau rebondissement est venu éclairer l’affaire.

Le juge d’instruction de Bobigny, Olivier Géron, a mis fin à l’enquête sur le décès des deux jeunes adolescents par la mise en examen de deux policiers pour “non-assistance à personne en danger”.

Réactions divergentes

Un nouveau rebondissement diversement apprécié chez les parties concernées. “Je voudrais exprimer un sentiment de reconnaissance à l’égard de la justice qui a fait un travail remarquable, et à l’égard des enquêteurs de police”, s’est félicité hier l’avocat des familles des victimes et du rescapé, Muhittin Altun, maître Jean-Pierre Mignard.

En revanche, les représentants des forces de l’ordre ont jugé la décision “scandaleuse”. Selon Nicolas Comte, secrétaire général du Syndicat général de la police, “dans un contexte politique différent, mes collègues n’auraient très certainement pas été mis en examen. C’est inacceptable !” De son côté, le ministère de l’Intérieur n’a pas souhaité réagir. Les différentes parties disposent désormais de vingt jours pour demander au magistrat d’effectuer des investigations complémentaires. Ensuite, le dossier sera transmis au procureur de la République pour ses réquisitions écrites. Il appartient enfin au juge d’instruction de renvoyer ou non les deux policiers devant le tribunal correctionnel.

En cas de poursuites, les policiers risquent une peine punissable de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. A. C.

"La gestion de cette affaire par le ministère de l’Intérieur a été irresponsable et calamiteuse, je le maintiens.” Maître Mignard, avocat des familles de victimes

Les policiers ne sont pas suspendus

• Un éventuel procès n’aurait pas lieu avant la fin de l’année. Pour l’heure, les deux policiers ne sont pas suspendus.

• Selon maître Mignard, il s’agit de l’agent présent au poste de commandement où il a reçu les communications radio des policiers sur le terrain et de l’agent qui a fait savoir par radio à ses collègues que les jeunes étaient entrés sur le terrain d’EDF.

article paru dans "METRO", édition du 9 février 2007


 

Communiqué  emprunté au Blog du Père Alain Maillard de la Morandais

(voir ce site sur les liens)


 

    JeB 13 02 2007

 

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