La Côte d’Ivoire vivait coupée en deux par la guerre depuis 2002, dans une impasse politique et militaire. Les populations du Nord, zone rebelle, souffrant du manque d’institutions en matière de sécurité, d’éducation, de santé publique, ont dû partir se réfugier dans le sud du pays ou s’expatrier au Burkina Faso. Plus d’un million de personnes ont ainsi fui leurs villages.
Pour mettre un terme à cette guerre civile ivoirienne, un accord a été élaboré entre les parties en conflit, sur l’initiative de Blaise Compaoré, président du Burkina Faso, avec le soutien de l’ONU et de la France dans le cadre des recommandations de l’Union africaine. Une communauté chrétienne a également facilité la solution pacifique de ce conflit ( Sant’Egidio).
Un accord politique a donc été signé à Ouagadougou par le Président de la République de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, et par Guillaume Soro, chef des factions rebelles « Forces Nouvelles ».
La Côte d’Ivoire, où un habitant sur trois est d’origine étrangère, passait pour le pays de l’hospitalité et de la tolérance, retrouvera-t-elle enfin paix,stabililté et propspérité? Les élections à la Présidence de la République ivoirienne, normalement prévue pour fin 2007, révèleront si la volonté de paix est plus forte que les ambitions partisanes.
Nombre d’Africains critiquent ouvertement la politique française, la qualifiant « d’interventionniste ». L’amitié franco-africaine est pourtant une longue tradition qui s'est traduite par des aides concrètes au développement. Quant à la présence militaire, elle est toujours multilatérale et régie par des mandats de l’ONU. L’Afrique restera longtemps encore un continent fragile, malgré ses ressources naturelles et malgré son potentiel humain.