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SYMBOLIQUE : le bleu

Le bleu, couleur de l’azur, du ciel, et donc du paradis, symbolise la vérité, la sagesse divine et la sérénité. C’est une couleur immobile, froide, incitant à la méditation et au repos orienté vers Dieu. 

Osiris, Krishna, Vishnu, Bouddha, Jupiter, Zeus et Yahvé trônent sur l’azur. Ce voile céleste azuré cache “l’autre côté, l’inconnu divin”, c’est le manteau qui “couvre et voile la divinité”.

Le bleu attire l’homme vers l’infini, a écrit Kandinsky. Dans les miniatures indiennes Krishna, Civa, sont de couleur bleue.

Dans les peintures qui représentent la Vierge Marie, son voile et sa cape sont  bleus. Le bleu est utilisé comme couleur liturgique, surtout dans certains pays méditerranéens,  pour les fêtes de la Vierge.

Mais le bleu a aussi une certaine ambivalence. Au bleu d’azur diurne succède le bleu profond nocturne tirant vers le noir.

Au bleu de la nuit succède l’or du soleil dans l’azur, d’où le blason de la maison de France : bleu (céleste) avec trois fleurs de lys d’or (pureté divine).

Le bleu des turquoises est, chez les Aztèques, à la fois signe de sécheresse et d’incendie ; c’est aussi la pierre qui ornait la déesse du renouveau et la pierre que l’on mettait à la place du cœur d’un prince défunt avant de l’incinérer.

Dans le bouddhisme tibétain, le bleu évoque la sagesse transcendante. C'est la couleur du Yang,

Par contre les couleurs des chambres des morts en Égypte étaient le bleu et le jaune.

En Orient, le bleu conjure le mauvais sort avec des accumulations de pierres bleues (oeil de verre méditerranéen ou oeil peint sur les bateaux); en Occident le bleu porte chance.

Dans le combat du ciel contre la terre, le bleu et le blanc s’opposent au rouge et au vert. On les retrouve dans les couleurs des quatre factions de chars qui s’affrontaient à Byzance dans l’hippodrome.

Pendant la Révolution les "Bleus" (chouans-royalistes) s’opposaient aux Rouges (républicains). Cette connotation de "rouges" est d’ailleurs restée !

La couleur de nos veines et la congestion veineuse expliquent la “peur bleue” mieux que le “sang bleu” (qui suppléait au “sang de Dieu”, juron condamné). “N’y voir que du bleu” (on ne voit rien car le ciel est optiquement vide!).

En Allemagne “être bleu” signifie avoir perdu conscience dans l’ivresse. En France, le “bleu” est celui qui ne sait pas, le naïf, le non-initié !

(Demain > le ROUGE…)

JeB  03  04  2007

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