Aujourd’hui, premier tour des présidentielles. La France vote et choisit qui la pilotera pour les cinq années à venir ? Ce n’est pas anodin.
Ma raison est à droite : je crois en la nécessité d’un état fort, en la responsabilité citoyenne, au besoin d’un ordre public, à la liberté d’entreprendre, aux respects de valeurs fondamentales qui ont fait la nation française et font aujourd’hui l’Europe.
Mon cœur est à gauche : je pense que l’homme est la valeur première et qu’il passe avant l’économie… Je veux une éducation mieux adaptée aux exigences modernes , une santé accessible à tous, un logement décent pour chaque famille, un respect des plus faibles et un accueil plus généreux des étrangers …
Mon rêve est écologique, car je sais que la terre va mal, qu’elle se réchauffe trop vite, que ses ressources naturelles d’énergies s’épuisent, que l’eau va manquer
et manque déjà pour certains… Qui maîtrise l’impact de nos activités sur la nature ? Comment vivront les 9 milliards d’humains qui peupleront la planète dans 3 ou 4 décennies ?
(cf la brève du 20 mars 2007 > Nourrir 9 milliards d'hommes)
J’ai tenté de suivre la campagne. Chaque candidat présente ses idées, ses convictions. A bien l'entendre, il est le meilleur, le seul à proposer les bonnes solutions …
En ce début de XXI° siècle, les enjeux sont d’avenir : le remodelage économique du monde, la solidarité internationale, le respect des cultures, des
traditions, des différences, l'éducation et la formation continue, le métissage culturel, le dialogue interreligieux, etc. Autant de domaines qui exigent un pouvoir fort, généreux,
ouvert sur l'avenir, respectueux de l'altérité. Car l'altérité est toujours source de richesse.
Je crains que les Français ne se retrouvent demain, dressés les uns contre les autres, droite contre gauche, dans un combat stérile autant que fratricide. La Corse
en donne de sinistres prémices.
Des saintes urnes peut-il sortir un miracle ?