Qualifiées par la commission d’enquête de l’ONU de crimes contre l’humanité, les
exactions commises depuis plus de deux ans au Darfour, une région de la taille de la France, plongent la population dans l’horreur des massacres, des exodes forcés, de la famine. Ce conflit
compromet la stabilité de toute une partie de l’Afrique. La gravité de cette situation est niée par un régime politique soudanais centralisateur, violent et corrompu, alors que les preuves
abondent de son implication directe dans ces massacres. Vingt ans
de guerre ont déjà fait 2 millions de morts chrétiens et animistes au Sud-Soudan. L’analyse d’événements tout aussi dramatiques et même souvent encore plus meurtriers qu’au Darfour survenus dans d’autres régions du Soudan,
montre que la seule solution du régime politique soudanais aux crises internes est le massacre. Notons que le gouvernement soudanais lui-même devrait être considéré comme parfaitement illégitime
puisqu'il est issu d’un coup d’Etat !
Prise dans un faisceau d’intérêts contradictoires, la communauté internationale peine à faire cesser ces crimes, ce qui rendrait aux populations du Soudan un espoir d’en finir avec ces conflits.
Que Bernard KOUCHENER, nouveau ministre des Affaires étrangères, veuille faire du conflit au DARFOUR une priorité diplomatique française ne peut que nous réjouir !
JeB 22 05 2007 (Demain : IRAK : le tourisme y repart !)