Le projet de loi « antirécidive » concernant les jeunes a été dévoilé, vendredi
1er juin, par Rachida Dati, ministre de la justice. "Des peines minimales d'emprisonnement de l'ordre du tiers du maximum prévu pour l'infraction", qui " s'appliqueront
aux crimes et aux délits punis de plus de trois ans d'emprisonnement, avec un régime plus sévère pour les violences graves". "Le champ des infractions concernées est très vaste. Cela va avoir un
énorme impact sur le nombre de peines de prison prononcées", a commenté Bruno Thouzellier, président de l'Union syndicale des magistrats (USM). "Ce texte va remplir les prisons de
manière décuplée. Elles vont craquer", pense également Hélène Franco, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature (SM). Bruno Thouzellier estime que ce projet "est beaucoup plus
dur que ce qui avait été présenté pendant la campagne présidentielle" par le candidat Nicolas Sarkozy, qui parlait alors de "multirécidive", alors que les peines plancher vont
s'appliquer dès la première récidive. Concernant l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans, Mme Royal pense que "Ça veut dire qu'à 16 ans, la solution ce sera la prison et non
plus la prévention ou l'éducation (...). Comment ne pas voir qu'une école qui ouvre c'est une prison qui ferme !" Est-il prévu d’embaucher de nouveaux personnels pénitentiaires et de les
former ?