Même au QUEBEC, terre traditionnellement accueillante, dans l'arrière-pays du lac Saint-Jean, des villageois s’opposent à un centre récréatif et de vacances édifié par une famille récemment immigrée de France. L’entreprise visée a repris une ancienne usine, fermée depuis de longs mois. Elle y a investi depuis un an et, soutenue par les collectivités locales, a obtenu des subventions… Est-ce cela qui aura déclenché une réaction de jalousie , ou faut-il y voir une simple position d’anti-immigration ? Le Quotidien de Chicoutimi dénonce "les agissements d'éléments xénophobes et frustrés" et affirme recevoir un courrier abondant de gens qui prennent le parti des nouveaux arrivés. Le premier ministre québéquois Jean Charest reconnaît la réalité d'un malaise que plusieurs incidents récents viennent de révéler : un débat sur le vote avec ou sans voile, la demande de juifs hassidiques de givrer les vitres d'un centre sportif de Montréal pour empêcher que l'on voie du dehors des femmes en tenue d'exercice; l'adoption par un village rural n'ayant ni immigrants ni musulmans, d'un "code de vie" interdisant préventivement le port du voile et la lapidation des femmes... Pour calmer le jeu, le gouvernement a créé, au printemps 2007, une commission de consultation pour réfléchir sur la notion du "vivre ensemble". (D’après un article du Monde du 3 novembre 2007)
Vivre ensemble, c’est bien la difficulté de notre modernité ! Et ce problème n’a qu’une solution : le dialogue dans le respect des différences…