Publicité

RELIGIONS et mondialisation

Le Journal «Réforme» et l’«Institut de l’Entreprise» organisaient à Paris, début novembreun colloque sur le thème: «Les religions face à la mondialisation». « L’argent et l’économie d’un côté, Dieu de l’autre » : une réalité qui justifie cet échange! Il est vrai que les enjeux économiques des temps actuels sont sources de tension entre dirigeants économiques et traditions religieuses, juive, chrétienne et musulmane. La vision de la personne humaine développée par les religions est-elle conciliable avec la conception des dirigeants économiques?  Dans notre monde, malgré les techniques nouvelles de communication, chaque domaine est cloisonné. On ressent aujourd’hui un besoin de rencontre, une nécessité d’ouvrir un dialogue. C’est ce que déclarait Mgr Jean Charles Descubes, évêque de Rouen et président du Conseil pour les questions familiales et sociales de la Conférence des évêques de France. Il ne s’agit pas pour l’un de dire à l’autre ce qu’il doit faire, mais par le dialogue, de permettre à chacun de s’assurer que son intelligence reste ouverte. Aujourd’hui, pour la majorité des religieux,, il apparaît clairement que l’économie ne peut, à elle seule, réaliser le bonheur de l’homme.
Sur la manière de faire progresser le monde sans perdre de vue la place de l’homme, des théologiens des différentes traditions religieuses étaient donc invités à présenter leur analyse sur l’avenir. L’économiste et théologien catholique Edouard Herr, s.j, professeur d’éthique sociale à l’institut d’Etudes théologiques de Bruxelles, pense que « le théologien devrait pouvoir montrer où sont et à travers quelles disciplines se trouve une intersection entre les deux logiques, celle du salut de l’homme, l’histoire du salut raconté dans la Bible, et de l’autre côté la formidable logique de la mondialisation ». Dans le cas des religions monothéistes, aujourd’hui invitées à faire front commun face aux dirigeants économiques, il voit comme « une perspective d’unité » qui appelle l’humanité « à se relier à ce Dieu unique, et qui amènerait les religions monothéistes à se trouver d’accord sur certaines exigences de justice et d’égalité ».

A Assise, on voulait que les religions puissent se trouver des terrains communs de prière, et d’engagement pour la paix. Ne pourrait-on pas penser qu’à ce colloque, ce que l’on a cherché, c’est de trouver des engagements communs à la mondialisation économique - qui est une réalité incontournable - et aux monothéismes. C'est ensemble - monde économique et monde de la spiritualité - qu'il faut tendre vers une meilleure justice sociale et vers un équilibre respectueux.  Le monde de demain  ne peut se construire sur aucune exclusion.

Jean Bisson 18 11 2007

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article