C’est un nombre difficile, complexe et porteur d’ambiguité. Il s’intercale entre le 10, qui est un ensemble parfait, une base stable et
harmonieuse, un cycle complet et le 12, qui est la première plénitude rassemblant l’univers (le créé) et l’Esprit créateur.
L’ambivalence du 11 se révèle en ce sens que l'excès peut être envisagé soit comme une rupture ou un détérioration du dix (c’est la mort
du dix, dépassé), soit comme le début d'un possible renouveau. C'est sans doute dans ce sens que St Augustin dit que «le nombre onze est l'armoirie du
péché».
D'une façon générale, ce nombre est celui de l'initiative individuelle, s'exerçant sans rapport avec l'harmonie cosmique ou la pensée
divine. La somme théosophique de 11 est 2 (1+1). c'est-à-dire le nombre suggérant la lutte et l'opposition. Onze devient ainsi symbole de la division intérieure,
de la dissonance, de l'égarement,
de la rébellion, de la transgression de la loi, du péché, de la révolte des anges (donc de la réalité des démons et du
mal).
Dans le monde très particulier de la tradition kabbaliste et de l’ésotérisme, le 11, ainsi situé entre 10 et 12, est signe de débordement, d’excès, de conflits et de violence. C’est dans cette pertinence que les 11 sont devenus dans le calendrier, les jours favoris d’exploits terroristes : au USA le 11 septembre, cette année en Algérie les attentats du 11 février, du 11 mai et celui, tout récent, du 11 décembre. (à suivre)
Jean Bisson - 13 décembre 2007 (suite de la symbolique du ONZE, le 21 décembre...)