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LA LAÏCITE positive du Président SARKOSY

Le président de la République, en visite au Vatican  (pour y recevoir le titre de "Chanoine du Latran" auquel tout chef de l'Etat français a droit depuis Henri IV), a abordé les relations Eglise-Etat pour préciser "sa" position. Reconnaissant d’une part les racines chrétiennes historiques de la France, le Président a souligné d’autre part la laïcité constitutionnelle de la République. Il pense qu’il est temps de vivre aujourd’hui une «laïcité positive». Si c’est un fait historique que, par le baptême de Clovis, la France soit devenue Fille aînée de l‘Eglise, le Président poursuit : « Pour autant, il n'est plus contesté par personne que le régime français de la laïcité est aujourd'hui une liberté : liberté de croire ou de ne pas croire, liberté de pratiquer une religion et liberté d'en changer, liberté de ne pas être heurté dans sa conscience par des pratiques ostentatoires, liberté pour les parents de faire donner à leurs enfants une éducation conforme à leurs convictions, liberté de ne pas être discriminé par l'administration en fonction de sa croyance ». « La laïcité ne saurait être la négation du passé. Elle n'a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Arracher la racine, c'est perdre la signification, c'est affaiblir le ciment de l'identité nationale, et dessécher davantage encore les rapports sociaux qui ont tant besoin de symboles de mémoire ». Et le Président Sarkozy de conclure : « La France, a besoin de catholiques convaincus qui ne craignent pas d'affirmer ce qu'ils sont et ce en quoi ils croient (...). La France a besoin de catholiques pleinement chrétiens, et de chrétiens pleinement actifs (...). Partout où vous agirez, dans les banlieues, dans les institutions, auprès des jeunes, dans le dialogue interreligieux, dans les universités, je vous soutiendrai. La France a besoin de votre générosité, de votre courage, de votre espérance ».

Sur les principes de cette laïcité sarkozienne, je suis assez d’accord. Mais quelles marges y aura-t-il entre ces propos tenus à Rome devant Benoît XVI et la réalité vécue dans les temps à venir : c’est ce à quoi il faudra être très attentif !

Jean Bisson 17 janvier 2008

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