En fin de peine légale, un détenu pourra désormais être maintenu en prison s’il est déclaré «dangereux» pour la société. Adieu les droits de l’homme et du citoyen… Nous sommes loin des idéaux de la Révolution française, bien loin de l’esprit british de l’«habeas corpus»! Le nom de Rachida Dati restera taché par ce mauvais coup porté en France aux droits de l’homme. On peut imaginer les dégâts humains que cette mesure entraînera sur la population carcérale menacée par cette sanction hors justice, et sur les familles de ceux qui seront «conservés» à l’ombre, éventuellement jusqu’à leur mort.
Les racines chrétiennes que le président de la République évoquaient il y a peu de temps postulent sur la rémission toujours possible du pêcheur. Ce pardon n’a plus court dans l’esprit de nos gouvernants.
François Bayrou gifla un jeune dans une banlieue, au cours d’une campagne électorale, Geste regrettable, mais bien vite oublié et classé sans suite.
Un vieux professeur, insulté par un 6ième, en vient à le gifler. Mis en garde à vue, l'enseignant est déféré devant un Tribunal et suspendu pour 2 mois. S’il etait condamné à une peine de prison, il perdrait alors son emploi dans la fonction publique, et, avec la nouvelle loi, pourrait aussi, par malchance, finir ses jours en prison !
De mon temps, c'est l'élève qui aurait été traduit devant le Conseil de discipline, et, généralement son père lui aurait, à son tour, sérieusement titré les oreilles. Comme je suis heureux d'être en retraite!