Douze étant une plénitude et un équilibre (3 fois 4), y ajouter 1 pour faire 13, c'est introduire un déséquilibre.
C’est donc l'équilibre dépassé et brisé, troublé dans son harmonie. Le 13 implique une évolution ou une transformation qui rompt un équilibre premier. D’où l’idée d’une mutation qui peut être
bonne ou mauvaise, d’un passage dans un autre univers… C'est dans ce sens que l’on peut interpréter la Mort ; elle ne signifie pas une fin, mais un recommencement après
l'achèvement d'un cycle.
Dans le calendrier aztèque, la semaine avait 13 jours et le siècle 52 années (13x4). Les cycles solaires étaient de 676 années (676 = 52x13).
Correspondant à un recommencement, le nombre 13 peut s’identifier à plusieurs mythes: la perpétuelle remontée du rocher de Sisyphe, punition infernale, sorte de travail forcé éternel; le tonneau
des Danaïdes (ces filles de Danaos, qui, pour avoir tué leurs époux le jour de leurs noces, furent condamnées à remplir un tonneau sans fond !): de même la punition de Prométhée, qui,
pour avoir dérobé le feu divin et l’avoir offert aux hommes, fut condamné à être enchaîné sur le Caucase où chaque jour des vautours venaient dévorer son foie qui se régénérait la nuit !
(Si la symbolique des nombres vous intéresse, vous pouvez ouvrir le dossier «Symbolisme et foi», voir colonne de droite… )
Jean Bisson 04 02 2008 (à suivre)