L’Eglise catholique est présente en Algérie depuis l’an 180 : un des premiers documents de l'Église, en langue
latine, y présente la «passion des martyrs scillitains»l. Elle y connaît son apogée avec St Augustin et Ste Monique, sa mère, fin du IV° et début du V°. L'islamisation, commencée au VII° siècle,
est progressive. L'Église disparaît au XII° siècle, quoique des traces chrétiennes demeurent en Kabylie, pour revenir au XIX° avec l'implantation coloniale française. De cette époque datent les
quatre évêchés encore en place : Alger, Oran, Constantine et Laghouat-Oasis.
L'indépendance de l'Algérie en 1962 et le Concile de Vatican II ont marqué un tournant dans son histoire et l'ont aidée à forger son actuelvisage. Minoritaire, dans une société de
tradition musulmane, elle se veut «Une Église de la rencontre» et de service.
Tout pays musulman moderne se doit de respecter les minorités religieuses présentes. Les pays européens de tradition chrétienne doivent, de même, respecter le culte islamique. Dans l’un et
l’autre cas, si le prosélytisme n’a pas sa place, l’interdiction de célébrer sa foi ne peut être tolérée, au nom des droits de l’homme. Il y a encore bien des progrès à faire! Mais ce qui est
positif, c’est que, partout, il existe des gens ouverts qui travaillent pour la liberté, le respect des différences, et la paix entre tous !
Jean Bisson 16 02 2008