(suite de la brève du 10 août) « La première chose qui frappe dans ce livre c'est qu'il part des questions fréquentes que se posent les visiteurs en regardant la
Chapelle. Beaucoup, par exemple, se demandent pourquoi il y a tant d'images de l'Ancien Testament dans une chapelle chrétienne. Les auteurs soutiennent que Michel-Ange a changé la commande
originale des douze apôtres demandée par Jules II contre un cycle de la Genèse en raison d'une sympathie secrète pour les juifs. En réalité, pour Michel-Ange, le thème de la Genèse offrait la
possibilité de réaliser une œuvre sans précédent : peindre un récit à plus de 20 mètres du sol et le rendre lisible depuis le sol à travers sa peinture unique. Doliner et Blech insistent sur le
fait que l'artiste a entendu parler de la kabbale, une forme de gnosticisme juif, dans les jardins de Laurent des Médicis à Florence, où il était parti étudier l'art de la sculpture à l'âge de 15
ans. D'après eux, c'est Pic de la Mirandole qui serait à l'origine de l'intérêt que Michel-Ange portait à la kabbale. Les auteurs négligent le fait que Michel-Ange appartenait au Tiers ordre
franciscain, comme son héros Dante, et le fait qu'il n'ait jamais mentionné Pic de la Mirandole. » extrait d’un article de l'Agence Zénith (suite
demain)
Jean Bisson 12 08 2008