L’association " Aide à l’Eglise en détresse" (AED) a communiqué le 23 octobre son "Rapport annuel
sur la liberté religieuse dans le monde". Ce rapport se distingue par son approche non confessionnelle prenant en compte la situation de chaque pays,
avec une référence à chacune des restrictions de la liberté religieuse dans les domaines juridique et institutionnel, ou à chaque catégorie socioculturelle ou
idéologique.
En Inde, quoique la Constitution y garantisse la liberté religieuse, des fondamentalistes hindouistes font régner la terreur.
En Irak, les persécutions ont contraint plus de 2000 familles chrétiennes à abandonner Mossoul et à se réfugier dans la plaine de Ninive. En 2000, avant le début de la guerre, la communauté
chrétienne de Mossoul comptait 25 000 personnes. Aujourd'hui il ne reste plus que 500 chrétiens dans cette ville. Mais, gravissime, le Parlement de Bagdad a abrogé l’article de la Constitution
qui garantissait la liberté religieuse pour les chrétiens.
De graves limitations de liberté sont relevées en Chine, à Cuba, en Corée du Nord, en Iran, au Nigeria, en Birmanie, au Laos, en Arabie saoudite, au Pakistan et au
Soudan.
Certaines limitations à la liberté religieuse sont également signalées en Afghanistan, en Algérie, au Bahreïn, au Bangladesh, en Biélorussie, en Bolivie, en Egypte, en Erythrée, en Israël et dans
les Territoires Palestiniens, et au Mexique.
En Chine, la peur d’octroyer la liberté de culte serait liée au risque d’ouvrir la porte à des exigences d’accès à d’autres libertés.
Dernière observation : les restrictions de liberté religieuse semblent aujourd’hui plus souvent
dictées par des raisons liées au pouvoir politique que générés par des motifs idéologiques.