Le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, s’adressant à des évêques, lors du dernier synode sur la Parole, a souhaité que l’Eglise fasse connaître la Bible aux partenaires du dialogue inter-religieux.
Toutes les grandes religions possèdent leurs Livres sacrés, a-t-il fait observer. L'islam, en particulier, est considéré par ses adeptes comme la "religion du Livre" par excellence. Ces livres sont dits "sacrés" parce que ceux qui s'y réfèrent considèrent qu'ils viennent d'un "Ailleurs", qu'ils ont été révélés et transmis par des personnes inspirées et qu'ils dévoilent quelque chose du mystère du monde, du visible et de l’invisible.
Le prélat a souligné que, si le christianisme n'est pas une "religion du Livre", les chrétiens peuvent apprendre beaucoup de ces religions et de leurs Livres sacrés.
Pour cela, il serait bon que futurs prêtres, religieux et agents pastoraux soient formés à la lecture
directe des textes fondateurs des autres religions. Mais il est tout aussi important de leur faire connaître la Bible, en particulier notre approche de ce texte sacré.
Le partage de nos patrimoines spirituels respectifs, "sans irénisme ni syncrétisme", devrait nous amener à découvrir que nous sommes tous désireux d'être à l’écoute du Créateur. C’est une étape indispensable vers le respect mutuel. Mais comment en convaincre les fondamentalistes présents dans chaque religion ?
Jean Bisson - 02 11 2008