Lors du synode romain sur l’Ecriture, le cardinal Nasrallah Pierre
Sfeir, Patriarchemaronited'Antioche, est très
brièvement intervenu pour souligner l’importance des traditions de dialogue inter-religieux au Liban. Se référant au texte N° 56 de "l'Instrumentum Laboris" du synode traitant des
relations entre chrétiens et musulmans, il a rappelé que l'Église "regarde avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu UN, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur
du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes". Il a insisté sur cette relation qui appartient à l'histoire du Liban et remonte au début du septième siècle, aux origines de
l'Islam. Le Liban s’est toujours inscrit dans une convivialité islamo-chrétienne vécue
au quotidien. Ces dernières années cette cohabitation islamo-chrétienne est devenue d'autant plus difficile que des ingérences extérieures sont intervenues pour dégrader et même envenimer
la situation. La survie de la communauté chrétienne libanaise, qui se veut a-politique, devient cependant difficile car le nombre de chrétiens préférant vivre en exil augmente tandis que le
nombre des chrétiens résidant au Liban diminue.Dans
les dernières décades, plus d'un million de libanais,
aussi bien musulmans que chrétiens, ont quitté leur pays pour aller s'installer sous des cieux occidentaux plus sereins !