C’est bientôt que le pape Benoît XVI rencontrera les 138 Sages musulmans,
signataires d’une lettre adressée l'année dernière à tous les chefs religieux. Ce message soulignait que chrétiens et musulmans représentent 55% de la population mondiale, qu’ils peuvent peser
sur la stabilité des sociétés et pour la paix dans le monde.
Peut-on comprendre le monde d'aujourd'hui sans tenir compte de
l’impact des religions ? Comment peut-on faire évoluer les relations inter-religieuses pour que les religions ne deviennent jamais source de peur, ce qui arrive souvent aujourd'hui
par le biais des fondamentalismes exacerbés, surtout après les événements tragiques de New York en 2001 ? Ne doit-on pas reconnaître la même dignité à tous ceux qui cherchent Dieu ?
C'est seulement si l’on entre dans cette optique de respect que l’on accèdera à un regard libre, au-delà des barrières de sa propre religion.
Benoît XVI a déjà appelé les chrétiens à « scruter le mystère de
Dieu à la lumière de nos traditions religieuses pour discerner les valeurs capables d'éclairer les hommes et les femmes de tous les peuples de la terre, quelles que soient leur culture et leur
religion ».
Le dialogue inter-religieux ne doit-il pas être vécu comme un « pèlerinage » ? Car, lorsqu'on dialogue avec des
fidèles d'une autre religion, ne faut-il pas se placer dans l'attitude de celui qui se met en chemin avec eux, avec le respect de ces frères qui avancent également dans leur quête de
l’Absolu ?
Jean Bisson – 16 11 2008