Les revendications sociales sont nombreuses en ce début d’hiver 2008. Cette semaine une grève était suivie par des pilotes
d’Air-France qui s’inquiètent d’un allongement à 65 ans de l’âge de la retraite. Même si cela n’est qu’une opportunité offerte, on peut toujours penser que cette « possibilité »
devienne « règle » un jour prochain. En fin de semaine, ce sont les employés des Chemins de Fer qui seront en grèves. Diverses revendications liées à la crise économique motivent leur
inquiétude. Le 20 novembre, ce sera le tour des enseignants de protester ; leurs motifs ne manquent pas, de la Maternelle aux Facultés, le grief principal étant la réduction drastique des
personnels. Des arrêts de travail sont programmés dans la police pour dénoncer les conditions de travail et les contraintes de "rendement"... Enfin les employés des Postes fermeront le cortège
des mécontents. Quand il voit la mutation des services postaux en simple office bancaire, l’utilisateur peut bien se poser quelques questions sur cette évolution !En cette fin d'année,le nombre de fermetures temporaires
d'entreprises accroît le désarroi moral et l'équilibre financier d'une quantité de familles ! Pourtant, afin de combler l’assèchement du crédit, conséquence de la crise financière (dont étrangement personne n’est
responsable), le Gouvernement français, sur demande expresse du Président de la République, a pris une série de mesures en faveur des Petites et Moyennes Entreprises. Un communiqué de l’Elysée a
annoncé, dès le 02 octobre dernier, que 22 milliards d’euros ( 22 000 000 000 ) étaient mis à disposition des Banques pour faciliter le crédit aux entreprises françaises en
difficulté. Le patronat n’a pas eu besoin de recourir à la grève pour être secouru… Les travailleurs expriment leurs craintes, leurs
difficultés, leur mécontentement… Pourquoi l’Autorité n’anticipe-t-elle jamais dans le domaine social ? Ne serait-ce pas simplement l’illustration du dicton : « parce qu’on ne
prête qu’aux riches ! ». Jean Bisson – 19 11 2008