S’il ne s’agissait pas du second parti hexagonal, du parti qui pourrait prétendre, en cas d’alternative, gouverner le France, je m’amuserais de la comédie qui se joue entre ses leaders potentiels, chacun plus préoccupé – semble-t-il – de sa carrière personnelle que de l’efficacité nécessaire à un appareil destiné à conquérir le pouvoir politique. Bien des déclarations sonnent faux. C’est lamentable.
Dans l’impossibilité de choisir entre eux un leader, c’est le vote des adhérents qui devrait désigner un
chef de file.
La majorité du vainqueur sera sans doute très faible, et obtenue au prix d’accords qui seront sans doute difficiles à tenir au feu de l’action et des choix politiques à venir… Bref, on sent bien que les divisions sont viscérales et que ce parti est au bord de l’implosion. Certains ont d’ailleurs déjà menacé de quitter le vaisseau.
On sait que dans la droite, les mêmes divisions existent ; mais ils ont – même si c’est un triste avantage – une tête qui s’impose et impose une cohésion ! Ce n’est pas mieux, mais c’est plus clean et ça permet de gouverner.
J’enrage pour notre pays, pour notre culture, pour nos traditions ! Je suis pourtant toujours allé voter. Mais mon choix, aux prochaines élections, risque d’être cornélien… Dans ce scénario lamentable de bi-polarisation , que fait donc le « centre » ? Ne devrait-il pas être logiquement le gagnant ?
Jean Bisson – 20 11 2008