Aujourd’hui, pour moi, c’est le message le plus important, le plus urgent, le plus brûlant que les Eglises de toutes les confessions doivent crier ; tous les chrétiens, pas seulement la hiérarchie même si elle doit donner le ton.
Pourquoi Jonas fut-il crédible ? Peut-être était-il connu, reconnu. Peut-être parlait-il un langage que tout le monde comprenait. L’ardeur, la fougue et la force de la conviction qu’il manifesta pour avertir les Ninivites de l’imminence du péril, ont sans doute convaincu les plus influents reprenant à leur compte le message. Dieu, à ses côtés, a certainement touché les cœurs les plus endurcis.
A quelle conversion, le monde actuel est-il appelé ? A la fraternité universelle ! La valeur d’un homme ne se mesure pas à ce qu’il peut apporter ou rapporter mais à sa dignité car crée à l’image de Dieu. La fraternité se décline dans une juste répartition des pouvoirs, des connaissances et des biens au niveau national comme au niveau mondial, elle transcende les générations en commandant de transmettre à nos enfants une terre vivable, habitable et embellie.
Aujourd’hui, où est-il, Jonas ? Est-il parti en mer, tournant le dos à sa mission ? Les chrétiens et les Eglises ont-ils été avalés par le monstre marin ? Prions pour qu’ils soient bien vite rejetés sur le rivage.
Nous vivons des temps décisifs pour l’humanité. La tâche semble insurmontable mais la résignation est plus
que jamais indigne du chrétien, c’est à l’espérance que nous sommes appelés. Une des meilleures expressions de l’espérance que je connaisse, ce sont ces vers d’Aragon, ils traduisent, me
semble-t-il, à leur manière la prière « Que ton Règne vienne »
Un jour pourtant, un jour viendra, couleur d’orange. Un jour de palme, un jour de feuillages au front. Un jour d’épaule
nue où les gens s’aimeront. Un jour comme un oiseau sur la plus haute
branche.