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20 ECCLESISTIQUES assassinés en 2008

L’Agence d’information Fides a communiqué, comme chaque année, le triste bilan des membres du clergé catholique assassinés durant l’année 2008. Parmi ces victimes on note :

l'archevêque chaldéen de Mossoul en Irak, Mgr Paulos Faraj Rahho,

le père Brian Thorp assassiné dans sa paroisse à Lamu, au Kenya,

le père Bernard Digal, premier prêtre catholique à avoir trouvé la mort durant les violences antichrétiennes menées par des extrémistes hindous dans l'Etat indien de l'Orissa ;

le père Thomas Pandippallyil, carme, assassiné alors qu'il se rendait dans un village pour célébrer la messe, dans l'Etat de l'Andhra Pradesh en Inde,

le père Orellana Hidalgo, retrouvé mort dans sa maison à Caracas ;

le père Jaime Ossa Toro, poignardé à Medellín ;

le père salésien Johnson Moyalan, tué par un groupe d'hommes armés dans la mission de Sirsia, située à la frontière entre l'Inde et le Népal :

le père Otto Messmer et le père Victor Betancourt, jésuites, tués à leur domicile à Moscou par un psychopathe.

le père Reynaldo Roda, tué par une balle alors qu'il se trouvait dans la chapelle d'une mission aux Philippines, où il récitait seul le chapelet.

le père Xavier Karunaratnam, au Sri Lanka, engagé dans l'accompagnement psychologique aux victimes du conflit.

etc.


Il faut ajouter à cette liste "tous les témoins ignorés de la grande cause de Dieu" dont personne n'aura jamais de nouvelles et qui souffrent aux quatre coins de la terre et paient de leur vie leur foi en Jésus Christ. Et l’agence Fides de conclure : «Comme aux commencements, aujourd'hui aussi le Christ a besoin d'apôtres prêts à se sacrifier. Il a besoin de témoins et de martyrs comme saint Paul» !

Je n’aime pas cette conclusion. Le Christ n’a pas "besoin" de martyrs !

Aucun humain raisonnable n’a besoin du tuer pour exister et pour être libre ! Les assassinats sont par contre le fruit amer de l’injustice sociale, de la haine de celui qui vient d’une autre culture, de celui qui prie d’une manière différente, de celui qu’effraie l’altérité… Souvent, c’est tout simplement la misère matérielle, la pauvreté de l’assassin qui est à l’origine de la mort. Ou la pulsion irraisonnée d’un fou ! 

Violence et haine sont le plus souvent les résultats d’une inculture, d’une méconnaissance ou d’une peur, voire d’une interprétation erronée de la « volonté divine »… C’est bien différent ! 

C’est par l’éducation populaire, c’est par l’éducation morale et religieuse d’une part et par un combat quotidien pour la justice sociale et internationale d’autre part qu’on s’approchera du respect de l’homme dans nos société ! Il reste aux hommes du chemin à faire.

Jean Bisson – 16 01 2009
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