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DIEU face à guerre, violence et mort…(1)

Pourquoi DIEU, s’il est Bonté et Amour, accepte-t-il la SOUFFRANCE, la VIOLENCE, la MORT ? Pourquoi des innocents sont-ils injustement frappés, alors que des bourreaux semblent épargnés ?

L’histoire de l’humanité fourmille d’injustices, de violences, de meurtres, de guerres, de catastrophes naturelles : séismes, inondations, naufrages... L’homme, depuis toujours, est affronté à la souffrance. La mort d’innocents ou de justes l’interpellent. La raison humaine s’est naturellement interrogée sur ce qu’elle ressent comme un scandale. Les croyants se sont aussi posés la question : pourquoi Dieu permet-il cela ? Pourquoi n’intervient-il pas? (1). N’est-on pas en droit d’y voir un « châtiment » divin ?

La Bible n’est d’ailleurs pas avare d’exemples : Caïn tuant Abel, le Déluge, jusqu’au massacre des Saints Innocents, et le scandale de la mort de Jésus lui-même sur la Croix... Tous les martyrs de la chrétienté... Toutes les victimes des conflits humains qui continuent à dévaster notre monde. La violence et le sang qui endeuillent aujourd’hui encore la terre de Jésus  Quelle réponse est  la-nôtre ? Que nous dit aujourd’hui l’Église (2) (3)?

Répondre ne va pas de soi. Force est de constater que les éléments de réponse ont évolué au cours des 20 siècles de christianisme, qu’aucune réponse ne peut être complète, ni définitive. Il faut, je crois, distinguer plusieurs niveaux à cette « fatalité » de la condition humaine. Dans son histoire, chacun est amené à s’affronter :

1-aux  forces de la nature,  (Ce point sera développé le samedi 24 janvier)

2-à la société dans laquelle il vit, (Cette question sera abordée le samedi 31 janvier)

3-à lui-même. (Cette introspection sera étudiée le samedi 07 février)

4-et le croyant s’affronte en plus à Dieu ! Enfin le chrétien se trouve parfois en but aux structures que représente l’Église ! (Ces dernières relations seront traitées les l4 et 21 février prochains).


(1)in Catéchisme de l’Église Catholique 1992 - § 164/165 : « …les expériences du mal et de la souffrance, des injustices et de la mort paraissent contredire la Bonne Nouvelle; elles peuvent ébranler la foi et devenir pour elle une tentation. C’est alors que nous devons nous tourner vers les témoins de la foi : Abraham...(Rm 4, 8), la Vierge Marie qui, dans un  pèlerinage de Foi est allée jusque dans la « nuit de la foi » en communiant à la souffrance de son Fils et à la nuit de son tombeau... »


(2)in Catéchisme de l’Église Catholique 1992 - § 272 : « Le mystère de l’apparente impuissance de Dieu.  La foi en Dieu le Père Tout-Puissant peut être mise à l’épreuve par l’expérience du mal et de la souffrance. Parfois Dieu peut sembler absent et incapable d’empêcher le mal. Or Dieu a révélé Sa Toute-Puissance de la façon la plus mystérieuse dans l’abaissement volontaire (incarnation) et dans la résurrection de son Fils, par lesquelles Il a vaincu le mal. Ainsi le Christ, crucifié est « puissance de Dieu » et « sagesse du Père ». »


(3)in Catéchisme de l’Église Catholique 1992 - § 375-376 : «  L’Église, en interprétant de manière authentique le symbolisme du langage biblique à la lumière du Nouveau Testament et de la Tradition, enseigne que nos premiers parents Adam et Eve ont été constitués dans un état de sainteté et de justice originelle. ...Tant qu’il demeurait dans l’intimité divine, l’homme ne devait ni souffrir ( Gn 3, 16), ni mourir ( Gn 2, 17 et 3, 19) ».


§ 385 : « La révélation de l’amour divin dans le Christ  a manifesté à la fois l’étendue  du mal et la surabondance de la grâce (Rm 5, 20). Nous devons donc considérer la question de l’origine du mal en fixant le regard de notre foi sur Celui qui, seul, en est le Vainqueur (Lc 11, 21-22). »

§ 428 : «  Celui qui est appelé à « enseigner le Christ » doit d’abord chercher « ce gain suréminent qu’est la connaissance du Christ »; il faut accepter de tout perdre... de Lui devenir conforme dans la mort... afin de parvenir si possible à ressusciter d’entre les morts ». (Ph 3, 8-11).

§ 601 : « Le dessein divin de salut par la mise à mort du « Serviteur, le Juste » (Is. 53, 11-12) avait été annoncé par avance dans l’Écriture comme un mystère de rédemption universelle, c’est-à-dire de rachat qui libère les hommes de l’esclavage du péché ( Jn 8, 34-36). Saint Paul professe, dans une confession de foi qu’il dit avoir « reçue » (1 Co 15, 3) que « le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures (Ac 3, 18). La mort rédemptrice de Jésus accomplit en particulier la prophétie du Serviteur souffrant  (Is 53, 7-8 et Ac 8, 32-35). Jésus Lui-même a présenté le sens de sa vie et de sa mort  à la lumière du Serviteur souffrant ( Mt 20,  28 ). Après sa résurrection, Il a donné cette interprétation des Écritures aux Disciples d’Emmaüs (Lc 24, 25-27) puis aux apôtres eux-mêmes (Lc 24, 44-45).  ( reprise d’une réflexion de 1998 -  à suivre le samedi 24 janvier prochain et samedis suivants)

Jean Bisson - 17 01 2009
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