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PRIER SA DETRESSE : dimanche 18 janvier 2009

Aujourd’hui, la chrétienté toute entière entre dans une semaine de réflexion, de rencontres, de prières… Il s’agit, pour tous ceux qui se réclament de Jésus-Christ, de se pencher sur leurs divisions, sur leurs oppositions, sur leurs blessures historiques, sur tout ce qui les a dressés les uns contre les autres… L’Eglise catholique, qui est à l’origine de cette semaine d’ouverture a, elle-même, beaucoup à évoluer ! Elle l’a fait déjà, en partie, dans ses « aggiornamenti » de Vatican II.

Mais l’Eglise, si elle est représentée par sa hiérarchie, est aussi l’ensemble des baptisés. Et à ce titre je suis personnellement une pierre de l’Eglise universelle. Une pierre libre, et par là, responsable. Responsable et devant Dieu – c’est ma conscience – et devant les hommes – c’est ma responsabilité de citoyen.

Les deux aspects, pour moi, ne se confondent pas. Ils sont complémentaires.

Et c’est pourquoi je dis ce que je pense des événements que vit le monde : ses guerres barbares, ses violences stupides, ses injustices insupportables, ses informations trop souvent propagandistes…

C’est aussi pourquoi, vis à vis de l’Eglise, je dénonce ce qui ne me semble pas être dans la ligne évangélique… La « Bonne Nouvelle », chacun peut lui donner la coloration de son choix, mais comment l’utiliser pour justifier injustice, violence, mépris des faibles ?

J’ai consacré plusieurs brèves successives au drame de GAZA dans sa deuxième semaine. Puis j’ai gardé le silence. Depuis hier, alors qu’on dénombre près de 1100 morts et 6000 blessés Palestiniens, on entend enfin quelques protestataires trouver qu’Israël y va un peu fort quand son armée détruit des Hôpitaux, des Bâtiments de l’ONU, sans parler des Mosquées…

Je l’ai dit, je condamne tout mépris et toute violence, d’où quelle vienne. Rien ne se traite par la violence ni par le mépris.

Mais quand Israël se comporte comme elle le fait à Gaza, je dis que c’est monstrueux, que c'est indigne d'une démocratie. Je voulais croire qu’il ne s’agissait que de débordements d’un extrémisme sioniste. Ne dois-je pas revoir mon analyse ?

Ma détresse, j’irai la crier ce matin - dans le silence - à la face de Jésus, juif il y a deux mille ans, mais aujourd'hui ? Pilate s'était lavé les mains. Pas Lui ! Moi non plus.

Jean Bisson – 18 01 2009  (Demain : Obama > good luck !)
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