La « chandeleur » se fête le 2 février, soit 40 jours après Noël. C'est la purification de Marie (1) et la présentation de l’enfant Jésus au Temple de Jérusalem. C’est là que se déroula la prédiction du vieux Syméon...
Religieusement, c’est donc une rite de purification, mais ce rite est lié à la symbolique de la lumière et à celle du nombre 40 (Voir la symbolique du nombre 40, dans ma brève du 09 février 2008) .
L’Eglise a repris sans doute une coutume romaine païenne, celle des « Parentalia » où l’on veillait aux chandelles en l’honneur des morts de l’année en invoquant le dieu Pluton, maître des enfers…
Certains historiens penchent pour une origine grecque : « les lupercales » étaient une course au flambeau en l’honneur du dieu Pan.
Quoiqu’il en soit, c’est le pape Gélase 1er qui l’introduisit au V° siècle dans les fêtes chrétiennes pour célébrer la "présentation de Jésus au Temple".
Ethymologiquement, "chandeleur" vient du latin « candelalia » qui, en français, était devenue « chandelle ». (2)
Un proverbe bien connu affirme qu’ « A la chandeleur, l’hiver meurt ou reprend rigueur ! ».
Enfin chacun sait bien que la coutume veut que l’on fasse des crêpes ce jour-là… Et si l’on fait sauter sa crêpe (pour la retourner dans la poêle) en tenant dans la main gauche une pièce de monnaie, on ne devrait pas manquer d’argent durant toute l’année !
Je me régalerai donc ce soir de quelques crêpes, la première salée, et une ou deux autres sucrées… C’est un plaisir agréable et très abordable ! Je vous en souhaite autant !
(1) lire en St Luc 2, 22-35 – Selon la coutume juive, cf in Lévitique 12, 2 à 7 – la femme est impure pendant 7+33 jours, soit 40 jours après l'accouchement d'un garçon et pendant le double, soit 80 jours, s’il s’agit d’une fille.