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SYMBOLISME : CAIN LAMEK JESUS (pardonner 7 et 70 fois 7 fois) )

Le «Chant de Lamek» est un poème épique bien connu dans la littérature hébraïque et dans la tradition biblique. Caïn ayant tué son frère Abel, fut tué à son tour par Lamek, descendant de la 7° génération.. Selon la Aggadah juive (tradition), Lamek aurait alors, involontairement, tué son propre fils. (La génération était comptée par l’âge séparant un père de l’âge de son fils premier né, et l’on vivait longtemps !).
On peut constater, toujours dans la Genèse, que de Lamek à Jésus, on compte 70 générations (10 groupes de 7), d’où 77 générations depuis Caïn. N’oublions pas la colère de Dieu qui se manifestera avec le déluge : Noé, le seul « juste » reconnu par Dieu,
 était l’un des fils de Lamek.

La valeur symbolique de ces généalogies est alors facile à déduire : Dieu a suspendu la punition du crime de Caïn durant 7 générations, il pardonnera les crimes de Lamek après 70 générations. Et qui lèvera cette punition : Jésus. Et il lèvera non seulement les crimes symboliques de Lamek, mais ceux – bien réels hélas - de toute l’Humanité.

St Jérôme déjà avait interprété l’effacement de la faute de Lamek à la soixante-dix-septième génération, par la venue du Christ-Rédempteur.

D’évidence, ce récit pointe sur le projet du divin Père pour résoudre, une fois pour toute, le mal de ce monde. Ainsi s’éclaire vraiment la parole de l’évangéliste St Matthieu (Mt 18, 21-22) : Alors Pierre s'approcha de Jésus et lui demanda : « Seigneur, combien de fois devrais-je pardonner à mon frère s'il se rend coupable envers moi ? Jusqu'à sept fois ? » « Non, répondit Jésus, je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois. »

Jean Bisson – 24 05 2009
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