Voilà longtemps que je me documente, que je réfléchis sur la symbolique du serpent. Je vais donc
tenter de vous faire partager cette très curieuse richesse.
Préambule : en hébreu, le Serpent ( Na’hash ) et le Messie ( Mashiach ) ont la même valeur numérique de 358, soit la valeur théosophique de 7. Intéressante opposition !
Présent dans de nombreux textes de l’antiquité, le serpent est aussi le premier animal qui apparaît par son nom et par ses caractéristiques dans la Bible.
J’ai trouvé, par internet, un texte qui répond fort bien aux questions à éclaircir : il s’agit d’un article de Hervé Tremblay, OP du Collège dominicain de philosophie et de théologie, d’Ottawa. J’ai sollicité et obtenu le droit d’utiliser ce texte. Je vous en proposerai de larges extraits dans les articles qui vont suivre.
« Il est intéressant que vous demandiez des renseignements à propos de la valeur symbolique du serpent dans le récit en Genèse (Gn 3). C'est donc que vous supposez qu'il s'agit là non pas d'un récit historique mais d'un récit, appelons-le, symbolique ou allégorique. Vous avez certainement raison, et la critique biblique est unanime aujourd'hui à considérer les récits de Gn 1-11 sur l'origine du monde et de l'humanité comme symboliques. Cela dit, toutefois, il faut se garder de conclure qu'ils ne seraient pas « vrais ». Ils sont vrais, tellement vrais, parce qu'ils racontent comment l'homme de la Bible envisageait le monde qui l'entourait, comment il se comprenait lui-même et dans ses rapports avec Dieu et le monde. » (à suivre)