(suite)
Dans l’enseignement
évangélique, le Christ se présente comme le "serviteur" envoyé "à la multitude" par son Père. Il le dit clairement à ses disciples : "Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur et
celui qui veut être le premier sera votre esclave." (en Matthieu 20, 26).
Cet état symbolique, Jésus – en brillant acteur et fin pédagogue - l’a mis en scène, la veille de sa mort, lors de son dernier repas avec ses amis : il a lavé les pieds de chacun de ses
disciples, geste traditionnellement réservé aux domestiques ou aux esclaves, geste hautement symbolique exécuté lors de l’institution du mémorial du pain et du vin devenu le sommet de chaque
messe.
Ecoutons encore ce que dit Paul (Ph 2, 6 s) : "Lui (Jésus) qui était dans la condition de Dieu, n'a pas jugé bon de revendiquer son droit d'être traité à l'égal de Dieu, mais il se dépouilla
lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes, il s'est abaissé en devenant obéissant jusqu'à mourir, et à mourir sur une croix. C'est pourquoi Dieu l'a exalté".
Cet esprit de service, desintéressé et sans retour, n'est-il pas un comportement bien peu courant dans nos sociétés contemporaines, qu’elles soient économiques, sociales, politiques, religieuses
?
(voir la brève - même titre et même sujet - publiée le 27 07 2007 - catégorie : Symbolisme et foi").
Jean Bisson – 22 03 2009