A Istanbul, depuis le 16 et jusqu’au 22 mars, se tient le
cinquième Forum mondial de l'eau (en 2003 à Kyoto, puis en 2006 à Mexico). Plus de 120 pays sont représentés par des ministres, des spécialistes, des scientifiques, des défenseurs de l’environnement, pour échanger sur les
approvisionnements en eau dans le moNde de demain.
Les besoins en eau s’accroissent sans cesse : la population terrestre augmente ( + 30% dans les 30 ans à venir), les besoins en agriculture et dans l’économie domestique s’accroissent rapidement et enfin le réchauffement climatique s’ajoute comme un facteur de déstabilisation.
97% de l’eau terrestre est salée (soit environ 1,4 milliards de kilomètres-cubes). Les 3% d’eau douce disponible se situent dans les glaciers, dans les nappes phréatiques, dans les lacs et les cours d’eau (soit environ 42 millions de kilomètres-cubes).
Déjà, l’approvisionnement en eau suscite des tensions entre pays riverains : c’est le cas entre Israël qui capte la presque totalité de l’eau du Jourdain alors que l’eau manque dans les Territoires palestiniens et que la Mer Morte n’est plus qu’une marre de sel qu’il faut ré-alimenter en permanence … C’est sans doute aussi l’une des causes du conflit du Darfour, et en Asie centrale où les rizières nécessitent, comme les champs de coton, des quantités d’eau abondantes.
L’eau n’est donc pas qu’un besoin économique, elle est l’objet d’un indispensable équilibre géopolitique. C’est pour cela qu’un Forum mondial se tient désormais tous les trois ans.
(à suivre demain >> le Vatican : l’eau et la vie)
Jean Bisson – 20 03 2009