Par JeB
Les eaux « d’en bas », dans la culture sémite, sont des eaux mauvaises et même
maléfiques. On s’en méfie parce qu’on s’y noie, qu’on y disparaît dans les tempêtes. Mers et océans sont les repaires de monstres inquiétants (Gn 1, 21).
Par contre les eaux « d’en haut » (pluies et rosées) sont des eaux fécondes et bénéfiques (Ps 148, 4 – Dn 3, 60 – Is 24, 18-20 – Ex 16, 13). Dieu les fait tomber à son gré, et par ces eaux croît toute végétation et s'abreuve toute vie (Ps 104, 13-14).
L’homme antique a su maîtriser le feu, il a vite appris à dompter le cheval et à s'approrier des techniques. Mais devant l’eau, il s’est toujours senti vulnérable et impuissant : inondations et déluges le désemparent ; mais la sécheresse le prive de nourriture et la soif a vite fait de lui ravir la vie !
Ainsi l’eau apparaît-elle dans sa réelle ambigüité : tantôt maléfique, tantôt bénéfique, toujours indispensable. Elle est à la fois l’eau du naufrage et de la mort et l’eau du salut, de la vie, et de toutes les bénédictions divines ! (Ps 65, 10-14). (à suivre le 31 mars : Moïse et l’eau…)
Jean Bisson – 26 03 2009Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog