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ODEURS et métiers (5)

D’innombrables odeurs sont liées aux métiers, aux voyages, aux cultures, et même aux religions…

Chez le menuisier, l’arôme des bois utilisés ( ne parle-t-on pas d’ailleurs d’ «essence» pour désigner chaque bois !). Et puis l’odeur du traditionnel « petit pot-à-colle », un bain-marie exhalant une puissante odeur, sa base étant constituées d'arêtes de poisson. L’odeur du cèdre, si entêtante sous un chaud soleil, ineffable, toujours présente, même dans les charpentes médiévales de la vieille ville de Fès…

L’odeur de suint des tapis de laine dans les souks, l’acre odeur des tanneries de Fèz, au Maroc, si forte l’été que les guides fournissent, à chaque client, une botte de menthe à se mettre sur le nez pour atténuer les odeurs nauséabondes qui se dégagent des bacs de macération pourtant si haut en couleurs !

L'odeur surprenante des poissons boucanés se mêlant à celle de la fumée d'un feu de bois vert, sur les côtes africaines, le long des fleuves, des lacs ou des rivières, pour assurer la conservation de cette nourriture. Une odeur brutale que l’on n’oublie jamais quand on l’a découverte, à l’improviste, dans la touffeur d’une après-midi tropicale.

L’odeur du cuir me provoque souvent une réelle jouissance. Mais aussi celle du papier - bu beau papier - et de l’encre... Le parfum d’un livre, d’une belle édition, avec la touche de cuir de sa reliure ! Une merveille avant même de l’ouvrir et de savourer les mots magiques d’un écrivain aimé, d’un poète adulé, d’un magicien du verbe !

(à suivre > Odeurs et religions)
Jean Bisson - 20 06 2009

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