Par JeB
Les concentrés aromatiques naturels coûtent généralement assez cher. Et c’est souvent justifié. Pour réaliser de l’eau de rose ou de l’eau de fleurs d’oranger (dont on fait au Liban un merveilleux «café blanc» pour réjouir les soirées sans hypothèquer son proche sommeil ), il faut des kilos de pétales… Les grands parfumeurs utilisent – habituellement – des bases naturelles. Mais la grande diffusion, pour abaisser les coûts, a encouragé le développement des arômes artificiels de production chimique industrielle. La « vanilline » est l’un de ces produits chimiques.
Des chercheurs israéliens de l’Université hébraïque de Jérusalem, ont annoncé récemment avoir réussi à décupler le parfum de fleurs par manipulations génétiques. Ils seraient également parvenus à doter d’un parfum spécifique (et pure création) des fleurs qui, jusqu’à présent, en étaient dépourvus ! Belle prouesse technique, sans doute. Mais en quoi l’homme en sort-il grandit ? Seule l’exploitation commerciale y trouvera son compte. Ce n’est pas pour moi une vraie joie !
(à suivre > Odeurs et métiers)
Jean Bisson - 19 06 2009
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