Rerum novarum : "Des choses nouvelles". Publiée par Léon XXIII en 1891, qui fut le premier encouragement du syndicalisme chrétien.
Quadragesimo anno : "Dans la quarantième année". Quarante ans après Rerum novarum, signée par Pie XI pour défendre le principe de subsidiarité.
Populorum progressio :"Sur le développement des peuples". De 1967, Paul VI y étudiait les débuts de la mondialisation et des mutations qu’elle allait entraîner.
Centesimus annus :"Cent ans" : Se référant à Rerum novarum, en 1991, Jean Paul II souligne les aspects positifs de l'économie de marché lorsqu’elle respecte le bien commun.
Ce long texte, d’environ 150 pages, a été publié le 7 juillet 2009, veille du G8 qui allait se tenir à AQUILA, zone touchée par le récent tremblement de terre.
(Le texte intégral de l'encyclique sur le site de la Conférence des évêques de France).
La mondialisation pourrait être une chance pour l'humanité, si elle se basait aussi sur les valeurs chrétiennes de justice, de charité et de vérité. Tel est le message contenu dans Caritas in veritate (l'amour dans la vérité).
Le Pape souhaite donc qu’éthique et foi deviennent les deux mamelles de la mondialisation.
Déjà plusieurs réactions ont été publiées, par des personnes compétentes. Je prendrai, quant à moi, le temps de lire ce pavé, d’y réfléchir, d’en étudier quelques commentaires…
Je voudrais seulement croire que ceux qui ne manqueront pas de critiquer ce texte, auront au moins pris le temps de le lire !
Jean Bisson – 12 juillet 2009