Il est clair que les Talibans « tiennent » montagnes et zones rurales. Ils sont de plus en plus présents dans les villes, y compris Kaboul, la capitale. La guerre, c’est tout à fait classique, ne peut jamais être gagnée par des forces étrangères. Les équipements sophistiqués ou la puissance de frappe ne jouent pas sur le même terrain que les Talibans qui s’imposent par la tradition - et la menace - au cœur même de la population. Les leçons de l’Indochine et de l’Algérie n’auront servi à rien ! Et ce n’est aucun renfort occidental qui inversera la situation.
Le mouvement islamiste intégriste Al Quaïda, a déjà menacé de faire payer à la France sa présence en Afghanistan. Et il ne faut pas s’attendre, hélas, à ce que ce mouvement renonce à exécuter sa menace. Mais les intérêts français ne se limitent pas au périmètre hexagonal.
La situation est très préoccupante. Seule une solution globale dans laquelle s’engageront tous les pays arabes modérés et, bien sûr, l’ONU peut tenter de rétablir une certaine paix.
Mais c’est finalement comme dans le conflit israélo-palestinien, il y en a toujours un qui freine ou sabote toute recherche de paix, car la paix exigerait des concessions, et l’on préfère profiter de sa force plutôt que de s’associer pour une paix qui ouvrirait au partage.
Triste monde, tant que certains refusent à d'autres le droit à la différence !