Durant été, dans l’Hexagone, de nombreux édifices religieux, cathédrales, monastères, simples églises et parfois même modestes chapelles ont accueilli des expositions d’Art sacré. En plus de leur propre patrimoine habituel, elles présentaient souvent des thématiques plus contemporaines. Peut-on y découvrir une nouvelle voie d’évangélisation ? Pour certains, peut-être. Pour de nombreux responsables diocésains de l’Art sacré, il est évident que, depuis l’aube des temps, architectes et tailleurs de pierres, sculpteurs et peintres, formes et couleurs, vitraux, orfèvrerie et tissus des vêtements liturgiques, ambiance musicale et décoration florale sont autant d’éléments qui contribuent souvent à exprimer l’indicible.
N’est-ce pas finalement aussi le patrimoine artistique qui, s’additionnant, se trouve renforcé et réveille alors le sommeil spirituel, comblant parfois l’attente insoupçonnée du visiteur que déclenche le choc émotionnel ressenti par la beauté ou l’harmonie ?
De nombreux diocèses explorent cette voie, du Morbihan aux Pyrénées Atlantiques, en passant par l’Alsace et la Région Parisienne.
En Franche-Comté, quelques tentatives vont aussi dans ce sens, notamment dans le cadre de la Chapelle-Conservatoire d’Art Sacré d’Ecole (25480) qui, depuis l’an 2000, ouvrait ses portes les dimanches après-midi chaque été. Mais les visites ont été cette année si peu nombreuses que les responsables seront sans doute amenés à cesser cette expérience. D’autant que les dépenses engagées pour sécuriser les objets d’art ne seront pas couvertes par les subventions escomptées. La crise financière et les difficultés de trésorerie de bien des entreprises réduisent le nombres des sponsors et des aides !
C’est non seulement l’Art sacré, mais toute la Culture qui est touchée. A travers ce recul, c’est l’âme de l’Occident qui régresse. C’est vrai qu’on peut désormais choisir sa sortie du dimanche et, dans la concurrence, préférer aller dans une grande surface commerciale !