Le mot Bible vient du grec βιβλια, signifiant "livres". Ce «livre saint» des chrétiens comporte deux éléments : l’Ancien Testament et le Nouveau Testament.
Testament doit être pris au sens d’Alliance, de Promesse, ou de «Contrat». Il s’agit, pour le chrétien, de l’histoire d’amour entre Dieu et l’humanité qu’il a créée.
Dans le temps et à travers diverses cultures, c’est l’histoire complexe des rapports difficiles entre le Créateur et ses créatures. Des créatures qui ont revendiqué leur liberté. Liberté qui leur fut offerte.
Bien sûr, toute cette longue aventure est racontée de manière symbolique, dans le style oriental qui fut celui de la culture de ses nombreux rédacteurs. Des rédacteurs en qui le croyant voit une divine «inspiration». Des rédacteurs ayant un message de foi à faire passer. Une rédaction qui, selon toute vraisemblance, s'est faite sur près de mille ans.
L’Ancien Testament reprend les textes de la TaNaKh juive (cf. brève du
1er septembre). Ces textes sont ceux-là mêmes que Jésus a entendus dans son enfance, qu’il a lus et
commentés dans les synagogues où il allait prier.
Mais y sont ajoutés quelques textes non retenus par le Rabbinat. Dans l’Ancien Testament de la Bible Catholique sont donc ajoutés à la TaNaKh juive : les Livres «deutérocanoniques» (encore
nommés «Apocryphes») : les livres d’Etsher, de Judith, de Tobit, les deux livres des Maccabées, les livres de la Sagesse, du Siracide, de Baruch et enfin la lettre de
Jérémie.
Rédigés en grec et non en hébreu, ces 9 écrits apocryphes n’ont pas été inclus dans la TaNaKh. Les instances chrétiennes les ont, quant à elles, retenus et intégrés dans l’Ancien Testament.
(suite mardi prochain, 15 septembre > le Nouveau Testament).
Jean Bisson – 08 09 2009