Depuis longtemps, enfants, collégiens et lycéens de France devaient être inscrits selon « la carte scolaire ». C’est l’adresse de résidence qui était prise en considération, et les dérogations étaient l’exception. Bien entendu, les écoles « privées » n’entraient pas dans cette réglementation ! Le Président de la République, dans sa campagne électorale, a promis de supprimer progressivement le principe de la carte scolaire.
Dans quelles perspectives cette décision ? Quel est le but réel de cette réforme Pourquoi cette imposition autoritaire décrétée sans aucune consultation ?
Si les parents ont progressivement le droit d’inscrire leur enfant où ils le désirent, les Municipalités devront-elles supporter les coûts du ramassage scolaire qui risque alors de devenir, lui, « à la carte » ! De telles questions, qui les a posées ?
La « mixité sociale », cet aspect important de l’équilibre et de l’intégration, risque aussi de ne favoriser que ceux qui espèrent y échapper !
J’ai bien peur que cette mesure ne soit utile qu’aux privilégiés, qu’elle coûte cher aux communautés locales (qui régleront les frais du cadeau de la « majorité présidentielle »), et qu’en fin de compte, ce soit aussi une « leçon » administrée à « la gauche » où se concentrent les voix d’assez nombreux enseignants !
JeB 14 06 2007