La tragédie palestinienne fait s’opposer dans une insupportable violence sanguinaire les partisans du Hamas (islamistes extrêmistes désirant rayer Israël de la carte) et l'Autorité palestinienne (héritière du Fatah, parti modéré du défunt président YASSER Arafat). Gaza vient de passer sous le contrôle du Hamas. Malgré les appels au calme du Secrétaire général des Nations unies et de l'ensemble des partenaires de la communauté internationale, GAZA risque dès demain de se trouver isoler. Economiquement, sans argent, sans énergies (carburant et électricité)…
Cette guerre civile fratricide fait le jeu israélien ! Affaiblie et chancelante, comment l’Autorité palestinienne pourrait-elle discuter valablement avec Israël ? Shimon Pérès, président d’Israël, a écrit dans le Figaro ''nous ne pouvons accepter le droit de retour pour les Palestiniens. Si ce droit était reconnu, il y aurait en Israël une majorité palestinienne au lieu d'une majorité juive, ce qui signifie la fin de l'Etat hébreu .'' Pas de problème pour M. Sharon : les milliers de réfugiés depuis bientôt un demi siècle dans les camps de Jordanie et du Liban ne retourneront jamais chez eux.
Et si la paix pour ces fils d’Abraham était précisément d’accepter de se respecter et de vivre ensemble ??? On en est encore loin, puisqu’on se tue vaillamment entre disciples du Prophète ! Pourquoi le droit de retour des Palestiniens ne serait-il pas respecté dans l’esprit de la résolution 194 de l’ONU? En tout état de cause, la question des réfugiés devra être abordée dans le cadre des négociations du statut final entre Israéliens et Palestiniens, n’en déplaise à Monsieur Shimon Pérès.
Car un jour viendra pour un règlement équitable de cette question sur la base des résolutions pertinentes des Nations unies et selon le droit international !
Mais personne ne rendra la vie aux morts. Personne ne rendra leur validité aux handicapés à vie, ni leurs parents aux orphelins ! Qui jugera des responsabilités ???
JeB 15 06 2007