Une croix, formée de deux segments de droites qui se coupent est loin d’être un signe simple, ni même le symbole sans doute le plus employé. N’est-elle pas en effet la signature apposée par tous ceux qui ne savent pas écrire? Elle est, depuis vingt siècles, le «logo» des chrétiens. La croix mérite largement un approfondissement.
Dans l’espace, une croix est constituée de deux pièces (bois, métal, pierres, etc.). L’une est plantée en terre, ou dirigée vers le sol, son extrémité opposée se dirige vers le ciel ; cette verticalité bas-haut (terre-ciel ou homme-dieu) correspond à la verticalité du corps humain (voir les brèves précédentes sur le sens de cette verticalité).
L’élément horizontal de la croix, évoque bien sûr l’homme lorsqu’il étend ses bras. ET cette horizontalité matérialise le temps, notre temps qui a une origine et une fin, une naissance et une mort.
Personne ne peut oublier qu’il y a vingt siècles, le supplice de la croix, verticalement dressée, était le châtiment infamant réservé aux criminels et aux bandits de grands-chemins… C‘est bien à ce supplice que fut condamné Jésus de Nazareth que les chrétiens appellent Christ (Messie et Sauveur). (à suivre demain : signification chrétienne du signe de croix)
Jean Bisson 23 09 2008