L’aigle est universellement reconnu comme le roi des airs. La noblesse de son vol, la majesté de son port révèle sa puissance, sa suprématie dans l’espace du ciel. Dans l’Exode (19, 4 ), Dieu, s’adressant à son peuple sorti d’Egypte, lui rappelle : «Vous avez vu vous-mêmes ce que j’ai fait aux Egyptiens, et comment je vous ai emportés sur des ailes d’aigle et amenés vers moi. » Dans l’Apocalypse, le 4ième vivant est un aigle en vol (Ap 4, 7). L'évangaliste St Jean est aussi l'auteur de l'Apocalypse (dernier livre du "Nouveau testatment"): il y utilise très abondamment les images symboliques pour décrire les perspectives eschatologiques offertes à l'homme... Il peut y apparaître comme un aigle s'élevant dans l'infini céleste...
De fait, c’est tout l'Evangile de St Jean qui, dans cette symbolique, est Parole de Jésus, Christ et Fils de Dieu.
Je reviendrai sans doute plus tard, si j’aborde le bestiaire biblique, sur la symbolique générale des oiseaux dans les écrits bibliques et dans l’iconographie chrétienne.
Chacun de nous, symboliquement, ne dispose-t-il pas d’ailes qui, par l'esprit ou par le rêve, lui donne accès à l’altérité, à la liberté ! Mais quel danger ou quelle folie serait de s'enfermer dans ce rêve en oubliant notre matérialité et ses contingences !
(fin de cette série de brèves sur la symbolique des évangélistes)
DEMAIN > La Chine dans la tourmente
Comme l’Eglise entre aujourd’hui dans le temps de l’Avent (sa marche vers Noël), je proposerai en décembre quelques brèves sur la symbolique autour de la crèche, et des coutumes de ce temps de Noël.
Jean Bisson - 30 11 2008